D'ombre et de Silence de Karine Giebel

Publié le par __Troubles__

¤ De quoi ça parle ?

" Écrire une nouvelle, c'est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d'émotions qu'en plusieurs centaines de pages. C'est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant. " Karine Giebel

Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle. Voici l'occasion de (re)découvrir le talent de cet auteur, grâce à ce recueil de huit nouvelles noires, humaines, engagées...

 

  • Éditeur ‏ : ‎ Belfond (19 octobre 2017)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 288 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2714478468
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2714478467
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 300 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 13 x 2.7 x 20 cm

¤ A propos de l'auteure :

Karine Giebel a été deux fois lauréate du prix marseillais du Polar : en 2005 pour son premier roman Terminus Elicius (collection " Rail noir ", puis réédité chez Belfond en 2016) et en 2012 pour Juste une ombre (Fleuve Éditions), également prix Polar francophone à Cognac. Les Morsures de l'ombre (Fleuve Éditions, 2007), son troisième roman, a reçu le prix Intramuros, le prix SNCF du polar et le prix Derrière les murs. Meurtres pour rédemption (Fleuve Éditions, 2010) est considéré comme un chef-d'oeuvre du roman noir. Ses livres sont traduits dans plusieurs pays et, pour certains, en cours d'adaptation audiovisuelle. Chiens de sang (2008), Jusqu'à ce que la mort nous unisse (2009), Purgatoire des innocents (2013) et Satan était un ange (2014) ont paru chez Fleuve Éditions. Tous ces livres sont repris chez Pocket.
En 2016, De force a paru chez Belfond (Pocket, 2017), suivi du recueil de nouvelles D'ombre et de silence (2017) et de Toutes blessent, la dernière tue (2018) chez le même éditeur.

¤ Ce que j'en ai pensé :

Je ne suis pas une grande fan des recueils de nouvelles, je trouve trop souvent que l'auteur n'a pas le temps de développer correctement son histoire avec ce format, mais n'ayant entendu que du bien de celui-ci je me suis lancée avec plaisir.

Dès les premières pages le ton est donné, on sent que l'ambiance ne sera pas légère et que chaque histoire va percuter le lecteur de plein fouet.

Je ne saurai pas choisir la nouvelle que j'ai préféré car elles m'ont toutes marqué profondément, je ne suis pas sortie indemne de ma lecture. Lorsque j'ai reposé le recueil mon regard sur les "faits divers" n'était plus le même, qu'y-a-t-il de plus terrifiant que la violence ordinaire et quotidienne ?

On sent le dénouement arriver mais on ne veut pas, on ne peut pas y croire...

Le style de Karine Giebel est remarquable, elle entraine le lecteur dans son histoire avec facilité et le retourne dans tous les sens du terme, mais surtout émotionnellement. Je pense lire un autre de ses romans très rapidement pour voir si elle arrive à m'emmener avec elle avec autant de savoir-faire !

Dans ma bibliothèque, j'ai une étagère spéciale pour les coups de cœur et ce que je peux vous affirmer c'est que ce recueil y figure en bonne place. Si vous avez les nerfs solides et que la thématique vous intéresse, je ne peux que vous inciter à le lire, à le dévorer comme je l'ai fait.

9 nouvelles très noires, à glacer le sang des plus téméraires, ce recueil est vraiment addictif et efficace !

¤ Si je devais lui mettre une note : 5/5 

De longs silences, car ce qui compte, ce ne sont pas les mots.

p. 170

Retourner à l'état sauvage.
Oublier tout ce que l'on a appris, pour découvrir de nouvelles règles.
Oublier qui on est. Ou plutôt qui on était.

p. 178

Publié dans Chroniques de livres

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