Au pays des eucalyptus d'Elizabeth Haran

Publié le par __Troubles__

¤ De quoi ça parle ?

Nola Grayson est une jeune préceptrice en avance sur son temps. Mais, en 1910, la bonne société londonienne ne veut pas d'une enseignante aux méthodes pédagogiques jugées subversives. Ne prône-t-elle pas, entre autres, l'émancipation de la femme ?

Aussi, quand Nola se voit proposer un poste à des milliers de kilomètres de chez elle, en Australie, décide-t-elle de tenter l'aventure. Pleine d'optimisme.

Mais, une fois arrivée sur l'île continent, elle déchante. Les habitants de cette partie reculée du bush attendaient un instituteur. Quelle n'est donc pas leur surprise de voir débarquer une femme... Nola parviendra-t-elle à s'imposer dans cette terre dure et inhospitalière ? Et à trouver le bonheur ?

 

  • Éditeur : L'Archipel (4 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 500 pages
  • ISBN-10 : 2809840466
  • ISBN-13 : 978-2809840469
  • Poids de l'article : 490 g
  • Dimensions : 14 x 3 x 22.5 cm

¤ A propos de l'auteure :

Née en Rhodésie, l'actuel Zimbabwe, Elizabeth Haran réside avec sa famille à Adélaïde, en Australie. Ses romans, publiés dans dix pays, se sont vendus à plus de 2 millions d'exemplaires dans le monde. Aux éditions de l'Archipel ont paru Le Pays du soleil rouge et Étoiles dans le ciel du Sud.

¤ Ce que j'en ai pensé :

Je tiens tout d'abord à remercier les Editions L'Archipel et Babelio pour la réception de ce roman dans le cadre de l'opération Masse Critique !

J'ai toujours été attirée par les romans qui promettent de découvrir des terres éloignées et un peu sauvage, et non cela n'a rien à voir avec une quelconque volonté de colonisation cachée mais plutôt avec une envie de grandes étendues !

Depuis la Saga des émigrants de Vilhelm Moberg je ne m'étais pas replongée dans ce type de roman, même s'il ne s'agit pas du même continent les sensations sont un peu les mêmes.

Nola Grayson est une institutrice londonienne qui est en avance sur son temps, féministe et avec du caractère elle n'arrive pas à garder une place bien longtemps, ce qui est une aubaine pour le responsable de l'agence de placement qui lui propose ainsi de s'exiler en Australie pour un an. Souhaitant changer d'air et vivre de nouvelles aventures elle part donc rejoindre ce continent inconnu pour enseigner à trois enfants dans une exploitation reculée.

L'arrivée la laisse époustouflée, tout est différent et l'accueil quelle reçoit est pour le moins inattendu. Les femmes ne sont pas les bienvenues dans le bush et encore moins sur la propriété Reinhart. Langford Reinhard semble être un vieil acariâtre sexiste qui veut que Nola reporte d'où elle vient au plus vite...  Galen son régisseur, père des trois enfants lui réserve également en accueil froid.

Nola ne veut pas perdre la face, ne veut pas rebrousser chemin et tient à apporter ses connaissances au domaine, elle apprivoise les enfants et les habitudes, apprend la valeur de l'eau dans ce pays qui souffre de la sécheresse. Elle découvre la culture aborigène et  souhaite faire de son mieux.

Avec ce roman on découvre l'Australie du début du XXème siècle encore très sauvage et on découvre des paysages à couper le souffle. là-bas tout change en dix minutes. Elizabeth Haran réussit avec ce livre à passionner son lectorat avec une histoire un peu banale qui est saupoudrée de croyances aborigènes qui lui donnent un côté encore plus exotique.

On peut dire que le contrat est rempli puisque je n'ai pas réussi à me détacher du roman avant de l'avoir terminé. Ce que j'ai préféré c'est la relation complexe entre Nola et Langford, on apprend que les actes valent plus que les mots.

Les personnages sont intéressants et complexes, l'auteure a réussi à leur donner de la profondeur, les décors sont bouleversants et historiquement tout se tient.

Si vous aimez les romans dépaysants et les histoires romanesques avec un R majuscule alors n'hésitez pas, Nola va vous entrainer dans un périple inattendu et passionnant !

Une seule chose m'a posé problème, c'est la capacité de l'auteure à faire des ellipses temporelles d'un paragraphe à l'autre, perdant ainsi le lecteur pendant quelques lignes. Cela fait perdre à son roman un peu de sa fluidité.

 

¤ Si je devais lui mettre une note : 4.5/5

 

 

Commenter cet article